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Le
diapason est un outil
de musicien
donnant la hauteur
— fréquence
— d'une note repère
conventionnelle, en général
« la »
afin qu’il accorde
— étalonne — son instrument.
Petit et pratique d’emploi,
il est constitué de deux
lames épaisses parallèles,
vibrant en émettant un son
à la fréquence étalonnée ;
ce son est amplifié si l’on
pose la base du diapason sur
une cavité résonnante, comme
la caisse d’une guitare,
ou sur une table.
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La
Conférence Internationale de
Londres en 1953
a fixé la hauteur absolue du
la3 à 440 Hz.
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Cette
norme est généralement adoptée
par tous les instrumentistes,
exception faite de beaucoup
d’ensemble
spécialisés dans la musique
baroque, qui choisissent
un diapason de 415 Hz —
celui-ci nécessite une
tension moindre des cordes
d’instruments tels que violes,
luths,
guitares,
clavecins.
Ce « la 415 » est
communément appelé « la
baroque » mais il n'est
qu'une convention et ne
correspond en réalité à
aucun diapason historique
attesté.
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On
sait que la hauteur du
diapason a beaucoup varié
dans les siècles passés, et
d’un lieu à l’autre. On
parvient à déterminer les
valeurs grâce aux instruments
d’époque qui ne se désaccordent
pas : les instruments
à vent tels que flûtes, trompettes,
orgues,
les cloches,
etc.
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On
suppose que le diapason n’a
pas cessé d’augmenter pour
rendre la sonorité plus
brillante. Cette dérive vers
l’aigu
se remarque particulièrement
pour les pianos
solistes — désormais généralement
accordés à 442 Hz — et les
groupes
de musique moderne.
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Cette
dérive peut aussi, en partie,
s’expliquer par le fait que
les caractéristiques des métaux
évoluent au fil du temps.
L’augmentation très légère
et très progressive de leur module
de Young et donc de leur
rigidité fait que les
diapasons, qui ne sont autre
chose que des ressorts, voient
leur raideur, et donc leur fréquence
de vibration, augmenter.
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À
défaut de diapason, il est
bon de savoir que la tonalité
du téléphone
fixe, en France,
est à précisément 440 Hz
c’est-à-dire le la3
moderne.
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